Attrape ou Fuis. ________ Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.. ____ Take my hand, Don't break my heart. ♥

Attrape ou Fuis. ________ Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.. ____ Take my hand,  Don't break my heart. ♥


______Ce blog, cette fiction , c'est le fruit d'un monde auquel nous avons toutes les deux trempé nos doigts. Le monde de l'imaginaire, de l'irréel. Blake sera la prunelle de notre histoire et Tom son apogée.
En espérant vous plaire, en attendant vos avis, nombreux soient ils, je l'espère.





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# Posté le jeudi 24 septembre 2009 16:31

Modifié le lundi 26 octobre 2009 16:25

Attrape ou fuis. ___ Kaptel one. ___ Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. ___ You're better than me ♥

Attrape ou fuis. ___ Kaptel one. ___ Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. ___ You're better than me ♥

PDV Blake.


___Et ces putains d'escarpins qui me tuent les pieds chaque matins. J'entre enfin dans mon Monde. Les portes vitrées s'ouvrent et mon sourire se scotch à mes lèvres. Je prends garde de dire bonjour aux vigiles et me diriges vers les ascenseurs, me menant au 7ème ciel. Mon métier est celui le plus détesté au Monde, par les personnes qui font de ce Monde une attraction humaine. Je peux peut être vous éclairez, je suis journaliste. Journaliste people plus précisément. Et oui, c'est moi qui vous fait sourire en vous disant que Britney s'est encore rasé le crâne. Vous en voulez peut être encore plus.. Je me nomme Blake, comme vous avez pu le deviner. J'ai 21 ans donc majeure et vaccinée. Je suis sur le podium depuis 1 an auprès de ma rédactrice en chef. J'aime ce boulot, ces commérages, ces rumeurs, ces illusions, ces suspicions..
J'ai aussi quelqu'un dans ma vie. Ou plutôt quelque chose, un boulet qui me sers de copain. Cela fait 3 ans que l'on est ensemble. Penn & Blake. Je ne vais pas vous le cacher, notre relation est complexe, tordue et inimaginable. On hurle pour communiquer, et on se claque pour se toucher. Amoureusement, bien sûre. Il n'y a rien de sentimental dans l'évolution de notre relation, lui est acteur moi journaliste. Il est au premier plan, je suis à l'arrière. On le voit lui, on me néglige moi.
Sortons de ce petit récapitulatif qui comte ma vie depuis quelques années et passons au présent...


- Blake, dans mon bureau dans 5 min, me fit par ma directrice en Chef, Lena.
- Oui Madame. Répondis je le sourire aux lèvres, crispé du à la douleur de mes escarpins.


___Oui cela fait bien 6 heures que j'ai quitté mes guess que je suis déjà de renouveaux dedans. Il n'est pas question de rigoler dans ce genre de milieux, le travail de nuit ne nous fait pas peur, et il n'est pas question de venir en jogging. On est femme, ou on l'est pas.

- Vous m'avez demandé ?
- Ah Blake, oui tiens, j'ai un dossier pour toi. Tu vas appeler Gates, Trick et fait moi part de la réponse de Richard si tu peux aussi. Et évidemment, appelles ce putain de Peter qui doit nous donner ses modèles pour le prochain numéro, j'ai pas que ça à faire d'attendre. N'oublie pas pour la rubrique sexo de contacter la psy, on va devenir fou sans elle. Et puis pour le témoignage d'Angélina, n'hésites pas à la déranger, on veut du scoop Blake.


___Et me voilà repartie dans le Monde du travail. Nous sommes mardi, il est 9 heures du matin. Les gens se bousculent, les téléphones retentissent dans le bâtiments. Je me sens vivre ici, plus que jamais.


PDV Tom.


___Il est 14h et je viens de rentrer pour une semaine de vacances à la maison, chez maman. J'entrouvre la porte de ma Cadillac quand la porte de ma maison s'ouvre .. Une silhouette au loin apparaît levant les bras, faisant des signes en veux tu en voilà. Ralalah, elle n'arrêtera jamais de me faire sourire ma maman. J'avance vers le portail, et attends avec impatience l'arrivée triomphale de ce petit bout de femme.

- TOOOOOOM ! Crie t'elle sous l'émotion, presque les larmes aux yeux.
- Comment tu vas Maman ?
- Bien, tu sais aujourd'hui, j'ai fais touuuuuuut le ménage avant que vous arriviez, j'ai remis le chauffage de la piscine en route et puis j'ai même installé un truc qui risque certainement de vous plaire et demain n'oubl- Mais Tom, où est Bill ?
- T'es vraiment un moulin à paroles, c'est incroyable ! Il arrive, tu sais bien qu'il avait pris sa Mercedes.
- Ah exact, bon on rentre ?
- Tu m'aides à prendre mes affaires ? S'il te plaît ? Dit il, faisant la moue devant l'air attendrie de sa mère.
- Tu changera jamais, baratineur !

___Ils sourient. La mère et le fils. C'est quand elle s'approcha du coffre qu'une décapotable, roulant plutôt à vive allure s'arrêta net devant elle.

- Biiiiill !
- Maman ! Dit il le sourire aux lèvres, levant ses lunettes mouches au dessus de sa tête, débouclant sa ceinture, laissant le contact de la voiture allumé.


___Il descendit en vitesse de sa décapotable afin de la prendre dans ses bras. Je rejoignis vite ce câlin, ne laissant plus le choix à ma mère, c'était évident qu'elle pleurait. On se détachèrent les uns des autres et on se sourient. On part dans la maison, bagages dans les mains, le sourire scotché aux lèvres jusqu'à en faire bouger les oreilles.

___J'entre enfin dans ma demeure, voilà maintenant 4 mois que je n'y avait pas mit les pieds. Un bon bout de temps ainsi soit il. Entre la tournée Europe qui vient de s'achever. Nous sommes crevés, épuisés, dévitalisés. Et dans une semaine, tout repart, mais dans un autre Monde, dans un autre Univers, celui où tout le monde rêve.. Celui des States. Dans une semaine, on part pour Los Angeles, se reproduire pour la deuxième fois, sur leur putain de scènes gigantesques. Si je pouvais vous décrire mon état mental en cet instant, je ne vous dirais qu'une seule chose : EXCITATION.


PDV Blake.


___C'est enfin la pause, il est 13h00, mon ventre doit faire plus de bruit que mon bippeur. Je demande à Lex s'il veut venir déjeuner avec moi, bien sûre qu'il accepte. Lex, c'est le plus adorable des journalistes people gay. Il est attentionné, toujours en train de sourire, mais surtout il a un sens de l'humour incontournable. C'est à lui que l'on peut tout dire, quoi qu'il arrive les solutions sortirons de sa bouche et non d'une autre. Je l'entraîne au Classmade, notre petit restaurant, situé en face de notre building. On s'installe confortablement dans notre petit coin.

- Bon alors Chérie, t'en es où avec ton abruti ?
- Oh tais toi tu veux, il est quand même gentil au fond.
- Au bout du fond alors .. Dit il levant un sourcil, le regard planté dans le menu du restaurant.
- Faut pas lui en vouloir, il est acteur !
- Ça lui donne pas le droit de te traiter comme de la merde.
- Peut être mais en attendant c'est aussi lui qui m'en a sorti de la merde..
- Pour te remettre dedans, c'est vraiment ingénieux !
- Bon on change de sujet ?
- Pourquoi ? Ton fiancé ne te plaît pas ?
- C'est pas ça .. Tu sais très bien que, oh et puis je laisse tomber.
- Tu devrais LE laisser tombé, il ne te mérite pas Chérie, vraiment mais alors vraiment pas, me dit il convaincu, les yeux dans les yeux.
- Ouais ouais .. Et toi tes histoires de c½ur ? Ou plutôt devrais-je dire de baise ? Dis je, quelque peu ironique sur la fin de ma phrase.
- Eh bien, Jacke est parti en France donc s'est fini avec lui et puis il y a Tenor.
- Oh non, encore un de ces Bourges !
- Mauvaise langue !
- Attends Tenor, tu sors ça d'où toi ?
- On juge pas QUE par le prénom non plus, regardes Penn c'est moche et je dis rien.
- Tu viens de dire que c'est moche !


___Fou rire. Même s'il a beau avoir ses mauvaises pensées sur mon homme, je le comprends, ça doit être difficile d'avoir un point de vue objectif de notre relation. Je suis toujours en train de gueuler au téléphone quand je lui parle ou bien j'arrive en pleurs le matin, à cause de nos disputes quasi-quotidiennes. Mais Penn, c'est celui qui m'a trouvé un job et c'est celui qui m'a accueilli dans son appartement. Oui car j'ai eu la fâcheuse idée de partir de ma maison familiale pour conquérir le Monde, adolescente bête et têtue. Alors voilà, ça fais 2 ans et demi que l'on cohabite dans le même appartement, en plein Los Angeles. C'est un agréable 250 m². C'est sure que de ce côté là je ne suis pas à plaindre. Mais plus le temps passe, plus je me sens renfermée, sans liberté, à croire que je vais mourir dans la quinzaine de jours qui suit, étouffée par mon propre fiancé. Mes parents ont vite étaient déçu de moi, sachant que je les ai quitté pour un ' abruti ' disaient-il.. Et finalement, ils n'avaient peut être pas tord, mais tout le monde le sait, un enfant veut vivre ses expériences, par ses propres moyens, pas à travers les géniteurs.
Alors je subie, me disant qu'au fond j'en ai de la chance. J'ai un salaire plutôt convenable, j'ai une voiture classe, un appartement de fou, un job en or. Certes j'ai pas le copain incarnant LE Prince charmant mais j'ai déjà tout pour construire une vie. Une nouvelle ? Je suis pas encore prête non, je préfère subir encore un peu ...


PDV Tom.


___Enfin je peux m'étaler sur mon lit, respirer cette odeur habituelle qui me rend nostalgique. Nostalgie quand tu nous prends.. Ces moments avec mon frère dans cet maison, et les G's aussi avant notre empire TH, c'était tellement merveilleux. Je prends mon Mac, et défile sur les pages web. Il faut bien que je suive l'actualité de notre aventure par le net, c'est tellement comique à voir certaines fois. Entre les histoires, les scoops, leurs questions, leur blog biographique. C'est hallucinant de savoir que le Monde entier sache tout sur tout de nos personnes, enfin plutôt de nos images. Je me connecte sur msn, n'allez pas imaginez que j'ai pas d'amis et que mon adresse tourne dans le Monde entier, absolument pas. Elle est strictement confidentielle, seulement les personnes digne de confiance en font partie.
Et la nostalgie reprends, voyant Lorelei se connecter. C'était tellement bon cette époque où j'étais inconscient, ne sachant pas ce qu'est l'amour. Parce qu'on fond qui le sait vraiment ? On sait juste que ça nous prends vite, ça s'accroche comme une sen-sue et ça repars.. Tout doucement.
Lorelei, elle m'a quitté quand elle a déménagé en Bavière. ( Sud de L'Allemagne ). Elle était belle et rigolote. On en a passé des moments ensemble mais c'est fini c'est comme ça, on ne s'est jamais revu et je ne daigne pas la revoir, j'ai tourné la page maintenant. Bill entre dans ma chambre..

- TOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOM ! Dit Bill ouvrant la porte à la volé, le souffle court.
- Bah qu'est ce qui y'a ? Dis je étonné me levant rapidement de mon lit.
- Y'a une PUTAIN de mygale dans ma chambre !
- Oh bien sûre au moins une mygale.
- Je te jure, grosse comme ma main ! Dit il toujours le souffle court, me montrant ses cinq doigts de la main droite.


___Je me dirige vers sa chambre, regarde sur le mur et vois effectivement, une araignée. Bon ok elle est pas mal, de là à parler de mygale.. Depuis que je suis petit, j'ai toujours était celui qui tue les araignées et les grosses bêtes. Bill étant une putain de poule mouillée sur ce sujet.

- C'est bon elle est morte ton araignée, dis je rentrant dans ma chambre.
- Cool merci. Dit Bill allongé sur mon lit les yeux vers le plafond.
- Ça va pas ?
- Si, je pense à elle c'est tout.
- C'est pas comme ci tu n'allais jamais la revoir t'inquiètes.
- Ouais elle arrive demain d'ailleurs.
- Ah ok bah c'est cool ça.
- J'ai pas l'impression que tu l'apprécies beaucoup..
- J'en ai juste ras le cul qu'elle fasse toujours des allusions à ma vie sexuelle.
- Je m'en doute, je lui en parlerai si tu veux.
- Non non je m'en fou, juste que ça la regarde pas et qu'à chaque fois, bah franchement, ça me les cassent.
- Alléé ! Boude pas, dit il me donnant une tape sur l'épaule, Je suis sûre qu'un jour t'en trouvera une digne d'être avec LE Tom Kaulitz.
- Tu dis vraiment que des conneries ! Dis je, quand même amusé par ses paroles.
- Bon moi j'ai envie de dire PISCIIIINE !
- J'arrive !


___On accourt tout les deux dans nos salle de bain, pour goûter encore et encore à l'eau salée de notre piscine chauffée. Ouais depuis que Bill a décidé de se décolorer quelques mèches, le chlore a vite dégagé, ses cheveux avaient virés au vert quand il a plongé dedans. Ces putains de fou rire qu'on s'est tapé avec les G's, et Bill presque les larmes au yeux voyant le désastre. Du coup, ma mère a installé le traitement au sel, au plus grand bonheur du Kaulitz le plus chiant !


PDV Blake.


___Il est 23h, je rentre chez moi, épuisée par ces dernières journées. Le numéro sort demain. C'est toujours la dernière semaine la plus difficile à supporter. Malgré le fait que l'on gère deux magazines, c'est Oops qui reste le plus épuisant. Je gare mon audi R8, dans notre parking privé et me dirige vers l'ascenseur. Les portes s'ouvrent directement dans notre appartement, laissant une vue splendide sur Los Angeles. Qu'est ce que j'aime cet appartement. Penn n'est pas encore rentré, il m'a dit qu'il serait là aux alentours de minuit. Je me dirige vers la cuisine, prenant tout pour me faire un sandwich. J'ai une putain de faim !

- Salut mon c½ur. Dit Penn au loin.
- Je suis dans la couisine ! Dis je la bouche pleine.


___Il arrive sous ses airs de prédateur, croyant encore pouvoir réussir à me séduire. Il m'embrasse sur mon rebord des lèvres et se dirigea vers le frigo, certainement pour s'ouvrir une bière.

- Alors ta journée ? Me demande t'il les yeux déjà rivés sur notre écran plat.
- Bah, comme d'habitude, je me leva du plan de travail de la cuisine et me dirigea vers le chambre.


___Il était minuit, et j'avais envie de prendre une douche, qui permettra surement d'enlever tout le stress accumulé dans les semaines passées. Je laisse mes habits par terre et me dirige vers la salle de bain. J'ouvre la cabine de douche et me glisse à l'intérieur. J'ouvre le robinet d'eau, l'eau est déjà chaude, et me parcours le corps. Je ferme les yeux de bien être et je me laisse rêver quelques instants. J'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir puis la cabine de douche. Des mains viennent se poser sur mes hanches, il est dos à moi. Il me fait des baisers dans le cou, comment lui dire..

- J'ai pas envie Penn, lui dis-je, enlevant ses mains autour de moi.
- Putain qu'est ce que t'as en ce moment, t'es rigide ?
- PARDON ?
- Bah ouais, 3 semaines qu'on s'est même pas touché.
- J'ai pas envie c'est tout.
- Putain, qu'est ce que tu peux être chiante.
- T'es vulgaire et tu me soûl, casse toi de la douche tu veux.
- Ouais ouais c'est ça.


___Il s'en va sur ces derniers mots. A vrai dire j'en ai marre de simuler, c'est chiant et en plus c'est dur quelques fois. Pourtant j'essaye de faire des efforts, je m'imagine quelqu'un au lieu de lui, je ferme les yeux jusqu'au bout mais y'a pas moyen , j'ai bien peur de ne plus le désirer comme avant..
Je sors de la douche, toujours un peu chamboulée par ses dires. J'enfile mon peignoir et me dirige vers la chambre. Penn n'est pas là. J'enfile ma robe de nuit et me couche, épuisée. Penn ne vient toujours pas..



<< Bip bip bip bip >>


- Hummm, putain de réveil... Je tâte ma table de nuit à l'aveuglette cherchant ce putain de réveil.

___Je l'attrape et le fait tomber, j'ai oublié de l'éteindre hier soir. J'allume la lumière et aperçois la place vide à côté de moi. Penn n'a pas dormi là. Je me lève tant bien que mal, et me dirige vers la salle de bain. Je me brosse les cheveux et en fait une couette haute et me dirige vers la cuisine. Effectivement il n'a pas dormi là.

"Je suis partie à une soirée, je reviens je sais pas quand, dors bien Princesse."

- Dit plutôt que t'es partis en sauter une autre, connard. Dis je, lançant son mot à la poubelle.

___Je me prépare mon chocolat, insistant sur la dose et me prépare mes petites tartines. Il est dimanche, mon seul jour de repos. Je mange lentement, savourant chaque petites bouchées de ce délicieux petit déjeuné. J'entends la porte claquer. Et mes pensées redeviennent malsaine, putain, pourquoi il rentre maintenant.
Même pas un bonjour qu'il file à la douche, j'avais encore raison, il est allé voir ailleurs.
Une fois fini ce petit déjeuné, je m'installe confortablement devant la télé, inspirée par ma série favorite, Grey's Anatomy. Je crois que si je ne m'étais pas lancée dans une carrière de journalisme, j'aurai voulu être Chirurgien, cela m'a toujours fasciné.

- Tu veux pas mettre autre chose que ta série pourrie là ? Dis Penn, s'installant à mes côté.
- Non.


___Il me regarde avec ses yeux noirs.

- Dis t'étais où hier soir ? Dis je, les yeux toujours rivés sur la télé.
- A une soirée je t'ai dis.
- Ça ne me dit pas où ça.
- Laisse tombé Blake.
- Pourquoi je laisserai tomber, t'as peur que je te fasse le reproche de me tromper ? Dis je, les yeux dans les yeux, le regard noir.
- Comme ci tu ne le savais pas déjà.
- T'es vraiment une belle merde, Penn.
- Ouais ouais, je suis un mec Blake, les mecs, tu le sais, ils ont besoin de sexe.
- Eh bien j'ai besoin d'air je me casse.
- Non reste, s'il te plaît. Dit il, changeant son ton supérieur, adoptant une petite voix, presque touchante.
- Lâche moi Penn, je t'ai dis que j'avais besoin de respirer.


___Je m'en vais dans la chambre, attrape un jogging, mon Ipod, une petite veste et prends les clefs de mon audi, on ne sait jamais. Je m'en vais courir dans le parc le plus proche, me concentrant uniquement sur ma respiration plutôt que sur des sujets futiles tel que Penn. Il m'a trompé, il me l'avoue ouvertement et moi je reste comme une conne, ayant peur du vide, de la solitude.
Je cours sans plus m'arrêter, ça va bien faire 1h30 que je cours. Je m'arrête sur un banc, non pas épuisée de cette petite séance de sport. Mes yeux divaguent vers le ciel, comme ci Dieux existait, comme ci Il allait me donner la solution. Une pulsion me prends, je reviens vers l'appartement mais prends la direction de notre parking souterrain. J'ouvre la voiture, me glisse devant le volant.
Je démarre, fais ronronner le moteur et part à l'aventure. Je prends les grandes routes, et montre jusqu'à 210. J'arrive à la bifurcation pour aller chez Abby, là toute suite j'ai besoin que d'une seule personne, c'est ma s½ur.
Je me gare devant chez elle, malgré le fait qu'il y'a a bien déjà 3 voitures garées. Ma s½ur est Mannequin à ses heures perdues. Son mari est milliardaire, il se sont mariés il y a 3 mois. Elle n'a que 20 vingt ans. Pour moi, c'est la plus grosse connerie de sa vie qu'elle a faites, mais elle semble supporter les enjeux de sa nouvelle vie, alors je laisse faire. Je tiendrais mes promesses, je serais là quand lui ne le sera plus.

- Ma chérie comment tu vas ? Me demande t'elle, ouvrant la porte.
- Ça fait allé et toi ?
- Allé rentre, viens me raconter tout ça.


___On s'installe sur le bar de sa cuisine, un café pour elle, un chocolat pour moi.

- Il me trompe, depuis quelques mois. Enfin je le savais, mais c'est aujourd'hui qu'il me l'avoue.
- Mais quel gros connard, nan mais sérieux Blake, pourquoi tu restes avec cet abruti ?
- Parce que je me dis qu'on fond je l'aime, je suis pas prête à quitter cette stabilité que j'ai durement installé dans ma vie.
- J'appelle pas ça de la stabilité être cocu.
- Je sais je sais, mais je suis pas prête pour le moment c'est tout. Et toi avec ton homme ?
- Il veut un enfant en ce moment, je sais pas ce qui lui prends, mais j'en veux pas je veux encore profiter de la vie moi !
- T'as bien raison, tombe pas dans le piège !
- Ah oui mais ne te fait pas de soucis la dessus j'en veux pas des gosses.
- Il est pas là ?
- Non il est partit au tennis avec son manager.
- Ah ok.


___La discussion prit plus de temps que prévue, je rentre chez moi, il est 20h..


PDV Tom.


___Bill est sous sa douche et la sonnette retentis. Fais chier, encore sa putain de cruche qui arrive. Je me lève du canapé tant bien que mal.

- Salut Tom comment ça va ? Dit elle sous un regard appréciateur, devant ma tenue.
- Entre. Dis je, sèchement..


___Je la laisse rentrer et monte m'habiller dans ma chambre. A croire qu'un seul bas de jogging peuvent en exciter plus d'une...



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# Posté le jeudi 24 septembre 2009 16:50

Modifié le lundi 12 octobre 2009 08:40

Attrape ou fuis. ___ Kaptel two. ___ Il paraît que la célébrité est un rêve, il paraît. ___ Trust me, I've got a plan ♥

Attrape ou fuis.  ___  Kaptel two.  ___ Il paraît que la célébrité est un rêve, il paraît. ___ Trust me, I've got a plan ♥

PDV Tom.

____Je ne la supporte simplement pas. Comment lui apprendre à s'habiller sans la vexer ? Comment lui faire comprendre que la voix de crécelle qu'elle prend, insupporte la plupart des gens, dont je fais malheureusement partie ? Je ne comprends pas mon frère.

____Il dit que je suis jaloux. Jaloux de ça ? Tu parles, ça me fait rire. Je préfère être seul que mal accompagné, comme dit le dicton. Et puis, il n'y a qu'à claquer des doigts pour avoir mieux que le boulet auquel il s'est enchaîné. Elles viennent par dix, et il choisit la pire. Qu'on m'explique !

____Bon d'accord, c'est possible que son parfum soit doux, que ses mots soient rassurants et tendres, que sa conversation ne se résume pas à "salut, ça va?". Je le connais par c½ur son discours. Quand nous sommes seuls pendant la nuit et que nous ne trouvons pas le sommeil, il me bassine avec sa petite amie. Après son éloge d'une demi heure, le sommeil n'est plus si difficile à trouver...

____C'est le grand amour, mais Bill doit avoir eut pas moins de 14 amours de sa vie en deux ans. Et lorsqu'ils se séparaient, la suicide devenait alors la seule solution à ses yeux. Je suis devenu professionnel dans l'art des discours réconfortants. Plus besoin de chercher bien longtemps, les mots viennent d'eux-mêmes. Je ne dis pas que ça fonctionne, mais j'ai la sensation de me sentir utile.

____Plus beaucoup de temps avant notre départ pour les States. Je n'aurai bientôt plus cette cruche devant moi tous les matins. Le téléphone deviendra alors mon seul ennemi, et je suis loin de m'en plaindre. Il suffit de ne pas y répondre et de planquer celui de Bill dans mon tiroir à chaussettes. Il n'a pas encore eut l'idée d'aller fouiller dedans.


PDV Blake.


____Il est exactement 08H05 et nous attaquons déjà le prochain numéro. Le téléphone sonne à chaque fois que ma boss a une nouvelle idée, c'est à dire toutes les cinq minutes. Je ne rêve que de trouver une nouvelle sonnerie à cette engin, ce Bip incessant commence à me taper sur le système. Il va se retrouver explosé par terre et personne ne comprendra pourquoi.

____Penn ne doit pas avoir trouvé son téléphone. J'ai eut pas moins de la moitié de Los Angeles au bout du fil depuis ce matin. Je voudrais bien trouver des solutions à ce que nous traversons depuis un bon moment maintenant, mais il est déjà trop tard pour se battre. Il n'y a plus rien à sauver. Même le peu de tendresse que je pouvais ressentir à son égard à totalement disparu. Je ne ressens plus qu'un profond dégoût, autant pour lui que pour moi-même. On croit toujours qu'on partirait sans regrets, mais c'est difficile à mettre en pratique. Si je pars, je perds plus que je ne gagne. Ses petites attentions devenues machinales me manqueraient, même si elles me dégoûtent en ce moment même.

____Cette fois le discours de ma boss a changé. "Viens dans mon bureau, immédiatement". Je me chausse des talons que j'avais laissé sous le bureau, vérifie mon maquillage et l'état de mes cheveux, puis me dirige vers la porte vitré. J'ouvre doucement et la vois assise dans son grand fauteuil que toute la boîte lui envie, le téléphone collé à l'oreille et le visage déformé par la colère et le stresse. Je crois bien ne jamais avoir connu plus stresser qu'elle. Les médicaments disposés à côté de son agenda ne doivent pas encore faire effet.

____Elle raccroche, enfin, elle fracasse le téléphone contre son socle. Je ne sais pas combien elle en a pété comme ça, mais un bon nombre. Et lorsqu'il tombe par terre, c'est la panique dans tout l'étage. Elle est de très mauvaise humeur et mieux vaut ne pas être sa cible. On ne ressort pas seulement avec un renvoi, mais également avec la peur de sa vie. Pas besoin de mots, son regard bleu électrique fige tous ceux qu'elle croise.

- Blake enfin, te voilà. Pourquoi les gens traînassent-ils donc sans cesse ? Bon, tu as bien noté tous ce que je t'ai dit ? Appelle Alex, je dois voir la page mode avec lui. Puis tu préviens Luke que j'attends ses photos "si géniales" depuis hier soir ! Ah oui, je voulais aussi te dire que j'ai plusieurs nouveaux sujets pour toi.
- Ah oui ?
- Oui, des groupes encore inconnus ici dont je ne me souviens plus des noms. Bref, normalement je te les ais envoyé par e-mails. Je ne veux pas qu'on les laisse passer, tu m'entends ? Nous devons être les premiers à les tenir. N'oublie pas que les gens lisent la nouveauté. Je ne veux plus entendre parler de Brad Pitt, d'Angie et de leurs gosses !
- Bien, je m'y mets dès maintenant.
- Ca devrait faire pas mal de bruit, ces groupes sont assez spéciaux à ce qu'on m'en a dit. Donc tu te lâches, dis absolument tout ce qui te passe par la tête. On fera le tri dans deux semaines. Le premier arrive demain donc tu les pisteras, et le deuxième, seulement dans deux jours. Je veux que tu ais le meilleur appareil photo que tu me prennes la photo de l'année. Me suis-je bien faite comprendre ?
- Parfaitement, ça sera fait.
- Je sais que je peux te faire confiance Blake, alors ne me déçois surtout pas.


____Je sors du bureau, l'estomac dans les baskets. La pression est à son plus haut niveau, comment vais-je faire ? Je ne suis pas si expérimenté que ça, et ces groupes ne feront peut-être absolument rien d'extraordinaire ! Ce n'est pas une bonne cuite qu'elle attend, c'est un scoop, et cela n'arrive pas si fréquemment que nous le croyons. Exceptée Britney Spears, mais c'est un cas à elle toute seule.



PDV Tom.


____Nous embarquons demain à 15heures. Je crois bien que le débit de parole de ma mère est épuisé, et mes tympans également. Puisque Bill batifolait, je n'eus pas d'autres choix que de supporter les soucis terriblement banales que ma mère subit. Je ne le maudirais jamais assez pour m'avoir laissé seul dans le pétrin.

____Brenda, la fameuse petite amie, ouvre ma porte et passe la tête avec un sourire freedent qui m'éc½ure.

- J'y vais, à plus tard Tom !
- Ouais, ouais.


____Elle referme la porte et je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Ce n'est pas elle personnellement, c'est sa façon de vouloir être mon amie à tout prix qui m'exaspère. Bill ne lui a pas dit que je n'aimais personne ? Exceptés quelques privilégiés qui n'ont pas tant de chance que ça.

- Je crois que ton frère ne m'aime pas beaucoup, entendis-je derrière la porte.
- Je lui parlerai.


____Oh non. Pas ça. Je vais finir par m'endormir pour de bon. Bill, t'as pas choisi la bonne heure ! Mais déjà j'entends ses pas résonner dans le couloir. La porte s'ouvre à nouveau, c'est pas possible d'avoir la paix ici ?

- Putain Tom, j'en ai marre. Je ne te demande quand même pas grand chose ! T'arrives bien à être aimable, même plus, avec la serveuse alors pourquoi pas avec ma copine ?!
- Justement parce que c'est ta copine.
- Et quoi ?


____Allons-y pour le mélodrame. Je crois même qu'il y croira, j'ai tout préparé dans ma tête depuis deux jours au cas où ceci arriverait.

- J'ai peur qu'elle nous sépare... Tu ne passes presque plus de temps avec moi et quand c'est le cas, c'est pour me parler d'elle... J'ai l'impression de perdre ce que nous avons et ça me détruit...

____Dans le panneau. L'expression de mon frère change du tout au tout. Il s'assoit sur le lit près de moi et me fixe droit dans les yeux. Je ne résiste pas à son regard de chien perdu, il me ferait presque pleurer.

- Tom, je suis désolé... J'ai jamais voulu que tu crois une chose pareille ! Tu sais bien que personne ne peut te remplacer, pourquoi tu te mets des idées de ce genre dans la tête, hein ? T'es débile... Bravo, maintenant je me sens coupable. T'as gagné.
- Il fallait que je te le dise, Bill. J'arrivais plus à vivre comme ca. Je ne veux pas te mentir.


____Allez qu'on en rajoute une couche, je suis vraiment trop doué à ce jeu là.



PDV Blake.

____J'ouvris directement ma boîte de réception afin de lire celui de ma boss. Très bref comme toujours, elle ne s'attarde jamais sur les formalités. Les deux groupes en question se nomme Ghost Of The Midnight et Tokio Hotel. Ils sont japonais ? Ca changera un peu de tous ces américains. Je me précipite sur le web pour savoir à quoi Ghost Of The Midnight peut bien ressembler.

____Alors que j'épluchais leur biographie, leur discographie, leur parcours, les textes de leurs chansons, je reçois un nouveau coup de téléphone de ma boss qui m'avertit que je dois laisser tomber ce groupe.

- Ce n'est pas la peine, ils ne tiendront pas trois concerts ici avec plus de 500 personnes.
- Je garde le deuxième groupe ?
- Bien sûr ! Il semblerait que toute l'Europe soit conquise, je les veux !


____Elle raccroche sans ajouter un mot. Après m'être tapé la tête contre le bureau plusieurs fois, je décide d'aller déjeuner. Je demande en coup de vent à Lex de m'accompagner.

- Chérie, tu as l'air surmenée ! me dit-il sur le chemin.
- Elle va me rendre folle. Ca faisait bien deux heures que j'étais penchée sur ce putain de groupe et elle m'annonce quoi ? Que je dois laisser tomber !
- Haha, elle est sadique.
- Eh bien qu'elle s'exerce sur quelqu'un d'autre, moi je suis à bout.
- Comment va ton petit toutou ?
- C'est le nouveau surnom de Penn ?
- Je n'y peux rien s'il a une tête de chien.
- Si tu le dis. Si tu veux savoir comment il va, demande à ses putes parce que moi, je n'en sais rien.
- Il ne te mérite vraiment pas Chérie, je ne te comprends pas.
- Ça ne sert à rien de précipiter les choses. Ca fait des mois que je supporte tout, je peux bien attendre encore quelques semaines.
- Et qu'attends-tu ?
- Une opportunité. Je veux une raison de m'en aller qui ne le concerne pas. Je veux partir parce que j'en ai envie, et pas par sa faute.
- Je veux, je veux, je veux ! Mais ma Chérie, où veux-tu aller comme ça !
- Je sais ce que je fais Lex, je t'assure. Quelque chose se prépare, je le sens.



____Après le déjeuner, j'embrasse Lex sur la joue rapidement et me remets au travail. Tokio Hotel, Tokio Hotel... Allemand ? Un groupe allemand qui veut percer en Amérique, tu parles d'un scoop ! Mais la boss ne s'est pas trompé, ils sont... spéciaux. C'est le moins que l'on puisse dire. Et pourtant j'en ai vu des choses, j'en ai vu des gens étranges. Les stars sont de loin les personnes les plus étranges qui existent sur Terre. Une catégorie de la race humaine qui se différencie de nous, pauvres gens normaux et affreusement banals.

____Ma vie n'a peut-être jamais été un conte de fée, mais elle n'est pas banale pour autant ! Je ne supporte plus tous ces gens qui gaspillent leurs choix. Moi je n'en ai pas eut, j'ai dû me débrouiller. Comme si Penn avait été un réel choix. Il a été présent au moment opportun, j'en ai profité. Le fait qu'il me trompe est plutôt une blessure dans mon amour-propre qu'une véritable trahison. Pourtant c'est tellement beau une trahison. Les cris, le verre qui se brise, la colère. Je n'ai jamais vraiment eut le loisir de participer à ce genre de situation. Peut-être simplement parce que je n'ai pas encore rencontré un homme qui soit capable de faire assez de mal à mon c½ur pour que j'en ressorte vraiment blessée.


PDV Tom.


____Les valises envahissent l'entrée, mais Bill a encore d'autres choses inutiles à emmener avec nous. Comme s'il n'y avait pas de dissolvant, en Amérique. On croit rêver. Brenda n'a pas remis les pieds ici, j'ai l'impression de respirer. Comme si lorsqu'elle est là, elle prenne tout l'oxygène de la pièce. D'ailleurs elle en prend tellement que je me sens obligé de changer de pièce. Tiens, c'est une bonne excuse à servir à Bill.

____Penser à nos futurs heures enfermés dans un avion à quelques milliers de mètres du sol m'angoisse déjà. Pourquoi personne n'invente de machines à voyager en instantané ? Comme ça on serait à des milliers de kilomètres en claquant des doigts et sans voir le vide par le hublot. Les tapis de nuages ne me rassurent pas vraiment. Les nuages c'est en haut à ce que je sache ! Ça a jamais été en dessous de nous !

- Bill, putain ! On va finir par rater l'avion avec tes conneries !
- L'avion m'attendra ! Me crie-t-il de sa chambre.
- Mais ou c'est ca, tu crois au père Noël ? Bouge ton cul !
- Je suis là, je suis là, pas la peine de s'énerver, me sourit-il en descendant.


____Il n'a pas assez de bras pour porter tout ce qu'il veut emmener. Je me dévoue une fois de plus pour l'aider, non sans rechigner.

- T'as vraiment besoin de tout ça ? Demandais-je.
- Non, non, dans le sac que tu portes c'est pour la déco de la chambre d'hôtel... ÉVIDEMMENT QUE J'EN AI BESOIN !



PDV Blake.


____Je rentre à la maison en traînassant, je n'ai plus la force d'affronter une nouvelle bataille. J'ai vérifié cinquante fois que l'appareil marche, sinon je suis fichue. Le groupe arrive à 5heures du matin, ce n'est pas humain. Ils pourraient penser à nous. Et puis c'est stupide, ils vont avoir leurs têtes détruites en première page des magasines demain matin.

____En entrant, il semble n'y avoir personne. Je cherche un mot à la va-vite. Penn, le grand professionnel des petits mots illisibles qui ont le don de me mettre hors de moi. Je le trouve finalement en chair et en os dans la cuisine, qui déguste un pain au chocolat en lisant le journal.

- Bonne journée ?

____Je pourrais bien lui raconter la journée épouvantable que je viens de vivre, la pression que me fait subir ma patronne, mon manque de temps et mon futur manque de sommeil, mais je n'en ais même plus envie. Il me coupe l'envie de lui parler, de lui raconter ce qui se passe dans ma vie.

- Tranquille, et toi?
- Aussi.


____Remarque, on dirait bien qu'il n'en a pas plus envie que moi. Il ferme son journal et sort de la cuisine, comme si je n'existais plus. C'est lui qui le regrettera, pas moi.

____Après avoir passer ma soirée à essayer de savoir ce que ma boss attend de moi, je m'endors en réglant mon réveil sur 3heures30. Le temps de me préparer et de me rendre sur les lieux, j'aurai seulement quelques minutes devant moi.

____Parfois je me demande ce qui a bien pu me pousser à choisir cette voie par rapport à une autre. Pourquoi n'ai-je pas fini vétérinaire ou avocate ? Je me suis désintéressée des animaux vers mes 7 ans et je pense qu'il n'y absolument rien de juste dans ce monde, d'accord, mais pourquoi journaliste ? Pourquoi me lever à des heures impossibles quand la ville a encore deux à trois bonnes heures devant elle avant d'émerger ? J'aime ce que je fais, mais s'il suffisait d'aimer...

____Un vibrement me tire du sommeil sans réveiller Penn. Ayant la peur de me rendormir si je reste là, je me lève un peu précipitamment. J'essaie de ne pas faire attention au vertige qui me prend et retrouve mon chemin, de mémoire.

____Une fois à l'aéroport, je me donne l'autorisation de souffler un peu. Il n'y a personne, pas un seul photographe en vue, ce qui m'angoisse. Et si ce n'était pas le bon jour ? Et si le groupe n'arrivait que demain ? Et s'il était déjà là depuis quelques heures et avait rejoint son hôtel ? Je me ronge les ongles en me maudissant. C'est ma manucure qui va être contente. Et ma boss ne va pas manquer de le remarquer. Ce n'est décidément pas ma journée.

____Je décide de rester malgré tout, imaginant des scénarios catastrophes. Je prends place sur un banc, luttant comme je peux contre le sommeil. A quel heure doivent-ils arriver déjà ? Ah oui, 5heures. Théoriquement. Encore un quart d'heure à attendre dans le froid, aussi seule qu'un bourreau.


PDV Tom.


____Bill me réveille brutalement, un immense sourire aux lèvres. Qu'est-ce qu'il me casse les couilles encore, celui là ? Déjà que je ne suis absolument pas confortablement installé, il trouve le moyen de me réveiller en fanfare. En voyant Georg et Gustav debout, je réalise que je dois être le seul encore dans l'appareil. Ils n'ont qu'à partir sans moi, je ne bouge pas d'ici.

- Tom, tu fais vraiment chier. Tout le monde t'attend, m'agresse Bill.
- Je vous rejoins, dis-je en refermant les yeux.
- Tu vas te retrouver à Miami avec tes conneries !
- Ca me plairait bien moi, Miami...
- TOM ! LÈVE TOI !
- Arrête de crier, t'as une voix horrible.
- Ma voix horrible t'emmerde, enculé.
- En plus t'es grossier.
- Tom, tu m'énerves là.
- Tom, Tom, Tom, STOP ! Tiens, t'as qu'à m'appeler Jean Pierre, ca changera.


____Il ne répondit même pas à ma blague vaseuse. Je finis par me lever malgré tout, sachant que je ne retrouverais pas le sommeil avant quelques heures. Nous descendons de l'avion, les hôtesses de l'air nous lancent des regards noirs. D'accord, j'ai peut-être un peu retardé tout le monde mais ce n'est pas si dramatique.

____Aucune horde de fans n'est à nos trousses, cela me donne l'impression qu'il manque quelque chose. Les vigiles sont venus quand même, juste au cas où. Nous sortons de l'aéroport armés de nos valises, même si Bill a trouvé le moyen de refourguer une partie à Tobby, le plus gentil bonhomme qu'on puisse rencontrer et qui nous sert de vigiles. A vrai dire, il faut le connaître pour penser qu'il puisse avoir un c½ur d'agneau.


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# Posté le lundi 28 septembre 2009 11:21

Modifié le lundi 12 octobre 2009 08:40

Attrape ou fuis. ___ Kaptel three. ___ Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser. ___ Puis j'ai partagé sa peine, aujourd'hui je suis quelqu'un ♥

Attrape ou fuis.  ___  Kaptel three.  ___ Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser. ___  Puis j'ai partagé sa peine, aujourd'hui je suis quelqu'un ♥
PDV Tom.

___On vient de débarquer. Il est 4h00 du matin, j'en peux plus. On a le droit à quelques heures de pause avant d'être reçu par les journalistes et tout le bordel. Enfin l'Amérique, le pays où quand tu sors d'un hôtel, t'es plus aveuglé par leur putain de flash à la con. C'est beau la célébrité, c'est bien la célébrité et c'est confortable. Mais c'est pas viable à long terme, c'est tout.
On défile dans les rues avant d'arriver à Los Angeles, le centre. On s'arrête devant l'hôtel 4 étoiles, et c'est parti pour finir le peu de la nuit entamée.

- TOMMMM lèves toi encore une fois !
- Putain quoi encore ?
- Il est 10h bordel ! On va être en retard.
- Mais Bill, les stars se font désirer !
- T'es pas une star, c'est moi la star.


___Je referme les yeux, qu'est ce qu'il peut être con des fois celui là. Je réfléchis à qui je pourrais bien penser en ce moment. Et finalement, je tourne en rond, car on fond, il n'y a personne à qui je puisse penser. Dur la vie de célébrité ? Il paraît que non.



PDV Blake.


___Il est 10h30 je suis au bureau depuis 2 bonnes heures et ils ne sont toujours pas là. Ces putains de stars qui ne savent pas ce qu'est la ponctualité m'insupporte. Ce matin, Penn est rentré à 6h du matin. On s'est pris la tête comme d'habitude mais il a faillit aller trop loin, sa main s'est levée puis se rendant compte de son geste, il est partit dans la chambre. Tout va mal, tout va mal. En ce moment c'est simple, il faut penser boulot, pas à autre chose. Mais quand en plus, on me fait chier dans mon travail, alors là...
On me prévient qu'ils arrivent, je m'installe dans la salle disposée à cet effet. Des sofas, un bar, une table. Des caméras disposées ainsi que des micros. Je les entends marcher au bout du couloir, un d'entre eux gueule et les autres rigolent. Sur leurs photos, ça vraiment l'air d'être des gamins, les gamins stars m'insupporte.

- Bonjour ! M'exclamais je chaleureusement.

___Ils me sourient et s'approche de moi. Le premier à venir est Bill je crois, il pose sa main sur mon épaule et me tend sa joue. Dois je lui dire qu'en Amérique on se sert la main ?
Tom s'en suit, le guitariste, le sex appeal du groupe, à noter. Ses tresses le vieillissent, vraiment.
Puis c'est au tour de Georg, il est plutôt très bien formé celui là !
Pour finir le petit Gustav, il a pris du poids, et ses cheveux noirs, faute de goût..

- Merci de bien vouloir m'accorder cette interview. Puis je vous demander si elle peut être filmée ?

___Ils se regardent, puis regardent la masse, postée à l'entrée.
Bill jette un regard vers lui et prononce quelques mots en Allemands. Il se retourne vers moi.

- Il n'y a aucun soucis je crois !
- Merci beaucoup.


___Tom me regarde. Il est assis en avant, les mains s'entrelaçant, sur ses jambes. Ses coudes appuyés sur ses cuisses, son regard se pose sur moi. Je fais mine de rien, et prends mes feuilles. Je commence par quoi ?

- Beaucoup de vos fans se posent des questions en ce moment. Notamment à cause de vos changements de style ? Est ce une encore une autre manière de vous démarquer des autres ?

___Tom intervient rapidement à cette question.

- Absolument pas, cela fait 9 ans que je portais des dreads. Impossible de les démêler alors j'ai tout coupé. Et pour rire avec la bande, on a voulu me poser des nattes afro. Et finalement, bah je trouve le résultat plutôt pas mal !
- Pour ma part, j'avais envie de changer quelque chose chez moi, j'en ai un peu marre de la réputation qui me suit, le mec banal. Alors j'ai décidé de me teindre les cheveux en noir, c'est une manière de montrer mon côté rock'n'nroll !


___Si tu savais comme ça ne te va pas du tout mon pauvre. Mon regard se dirige vers Bill, qui porte lui des espèces de tresses ou de dreads j'en sais rien.

- Moi ce n'est pas définitif, je vais juste rester avec ça quelques semaines, j'ai un projet de coiffure plutôt dérangé en tête !
- Ouais comme d'habitude quoi , réponds son jumeau en souriant.
- Le nouvel album, Humanoïd, êtes vous content du résultat, malgré les énormes différences, par rapport aux deux autres déjà produits ?
- Bien sûr que l'on aime ! Il s'est fait très vite en plus. On a toujours envie de mettre une touche de nouveauté, pour séduire un public encore plus étendu. De plus, on a vraiment trouvé les idées toutes suites, tous ensemble, on s'est même pas engueulé une seule fois ! C'est rare !
- Si on s'est pris la tête ! Interviens Tom les yeux rond vers son frère.
- Mais trop pas !
- Si en fait, quand Bill estime qu'il n'y arrive pas, on doit tout recommencer, et parfois ça va jusqu'à refaire le morceau une quarantaine de fois, et à la fin, il revient toujours sur le premier essai, qu'il estime être le mieux ! Parfois c'est agaçant, mais ça fait son charme, hein Bill ?


___Bill regarde son jumeaux, puis tout d'un coup, les quatre gamins éclatent de rire, ce qui a aussi l'effet de me faire rire. Ils mettent l'ambiance, heureusement après leurs deux heures de retard..

- Et côté amour , toujours célibataire ?
- Non ! Interviens Tom en regardant son ami Georg.
- Oui c'est vrai .. J'ai une copine ! Répondit le brun au yeux vert.
- On peut en savoir plus ? Répondis je du tac au tac.
- Je ne préfère pas trop révéler son identité, je la préserve ! Je vous dit juste qu'elle est Allemande et qu'elle a un an de moins que moi.
- Très bien, Et vous les autres ?
- Eh bien, moi je suis toujours à la recherche de quelqu'un malgré la tournée plutôt surchargée qui nous attend, je crois que j'ai vraiment besoin de quelqu'un à mes côtés. Répondit Bill, très concentré durant la prononciation de sa phrase.


___Mon regard se dirige vers Tom, aller avoue que t'as envie d'une copine toi aussi.

- Eh bien. Pour tout vous dire, j'ai parfois envie d'avoir quelqu'un parfois non. En ce moment non, j'ai trop de travail avec les concerts et je serais pas présent. A quoi bon avoir une petite amie si on ne la voit que quelques fois durant le mois ? Mais c'est vrai qu'une compagnie féminine me manque, mais pas n'importe laquelle, je veux LA femme.
- Et puis pour moi, je suis en cours ..
- C'est à dire Gustav ?
- Eh bien j'ai rencontré quelqu'un mais je n'en dirais pas plus, TOP SECRET !


___Dit au plus grand bonheur de ces camarades qui sourient à l'unisson.

- Avez vous des projets pour l'avenir ? Clip ? Nouvel album ?
- Effectivement, nous sommes venues en premier aux Etats Unis pour effectivement tourné un des clips de notre album ! Répondit Bill.
- Ah oui ?
- Oui il devrait se passer à New York, dans Times Square. Affirma Tom
- Intéressant !


___Je regarde mes feuilles, me demandant comment j'allais m'en sortir avec le tas de questions que j'avais encore à poser.. Je n'en pris que quelques unes et annonçais la fin de cette interview.
Je rangeais mes feuilles dans un coin et les invitais à prendre un verre dans la salle. Il se levèrent de leur siège et je prévins à l'aide de mon bippeur que l'équipe pouvait enfin venir dans la pièce pour les rencontrer. Au fur et à mesure, la pièce se remplit de personnes, environ une trentaine.
Je m'approchais du bar quand un verre vint faire surface à côté de ma main. Je tournais la tête et vois Tom, tout sourire, me tendant un autre verre de champagne.

- Oh merci, c'est vraiment gentil, mais vous savez je ne peux pas boire au travail !
- Tutoies moi, tu dois sûrement être plus âgée que moi. Et puis pour un verre, c'est pas dramatique je trouve !
- Moi si ! J'ai des convictions, un verre de jus d'orange me suffis !
- Très bien je vais en chercher un alors.
- Ne bouge pas, j'y vais, lui répondis je , le sourire aux lèvres.


___Et je partis sur ces mots, me disant que ce mec était vraiment louche et que son accent était plutôt mignon. Je me rendis au bar, et croisa Lex qui me regardait d'un air suspicieux. Je lui sourie et leva mes sourcils en l'air lui demandant qu'est ce qu'il avait en tête. Il s'approcha de moi, et vint me chuchoter à l'oreille.

- Plutôt pas mal le mec aux tresses. Dit il, sous un ton charmeur.

___Je pouffais.

- Tu dis n'importe quoi, je suis sûre qu'il est encore puceau.
- Oh arrêtes, t'as vu comment il t'accoste. Il en as des couilles lui au moins.
- Bah qu'il les range là où il veut, mais ça sera pas pour moi ! Je sors pas avec des pré pubères et j'ai encore Penn je te rappelles !
- Pour Penn, au pire on s'en fou. Moi je dis, profite de la vie ma belle !
- Trouves moi un mec de mon âge !
- Oh il a un an de moins je crois, c'est pas si jeune.
- Bref, on en reparle plus tard, j'ai du boulot moi !
- Échappes toi va !


___Je fais le tour de la salle avec mes yeux et aperçus Georg et Gustav assis sur un des sofas, rigolant à tout bout de champs, un sourire se positionna sur mes lèvres, mes pas s'avançant vers eux.

- Hey ! Dit Georg, le sourire aux lèvres, surement dû à la dernière blague vaseuse de son camarade.
- Vous allez bien, pas trop dur le voyage ?
- Non c'est carrément cool d'être ici, les States quoi ! répondit Gustav, plein d'entrain.


___Ils me font rire, j'avais oublié que les habitants d'autres continents avaient toujours le rêve de venir sur notre territoire. Il n'y a pas de quoi en faire un rêve franchement, ton passé te retrouve ou que tu sois.

- Alors comme ça, on parle sans moi ? Intervins Tom dans mon dos.

___Je me retourne, il est face à moi. Il me toise du regard, de haut en bas, attrapant son piercing à l'aide de sa lèvre supérieure. Ok j'avoue il est plutôt craquant. Mais n'importe quoi ! Je suis vraiment idiote de penser à ça. Il est PUCEAU BLAKE PUCEAU !

- Pas du tout ! Intervins Georg. Ouf merci..

___Je me retournais et allais m'assoir sur la canapé aux côté de Gustav. Tom n'attendit que quelques secondes pour me rejoindre.

- Vous êtes prêts pour la séance photo ? Elle a lieu dans pas longtemps je crois.
- C'est aussi pour votre magasine ? Me demanda Gustav.
- Oui tout à fait.


___Bill arriva derrière le sofa. Tom tendit son bras vers lui, effleurant en même temps ma nuque puis mes cheveux. Un drôle de frisson me parcourus. Bordel de merde, bordel de merde.
Je me levais d'un coup, faisant un signe aux garçons et partis rejoindre Lex qui était en pleine discussion avec Lena.

- Oh tiens Blake, comment ça se passe avec les garçons ? Ils sont sympathiques ? Me demanda ma chef.
- Oui très, ils savent mettre l'ambiance et n'ont pas refusé les questions !
- Parfait c'est parfait Blake. Je crois avoir trouvé un autre truc qui pourrait peut être t'intéresser !
- Ah oui ?
- Une journée entière avec eux, tu nous fera un reportage pour notre deuxième numéro !


___Prends toi ça Blake. Non seulement tu te le tapes aujourd'hui mais en plus les pré-pubères vont devoir te voir toute une autre journée.

- Oh génial, merci beaucoup de votre proposition. Lèche cul va.
- Mais de rien, il n'y a que toi qui serait en mesure de le faire de toute façon. Bon C'est pas tout jeunes gens mais je suis surpassé, je dois allée travailler. Hé Blake, ça sera vendredi prochain la journée avec eux, mais à Los Angeles, à New York ! Dit elle en criant, déjà au coin du couloir


___Elle s'en alla sur ces mots, toujours pressée, toujours occupée. Et moi choquée, New York ? Non mais c'est quoi ce bordel, moi avec eux, pendant une journée dans New York ? Blake reprends toi ! ET VITE !

- Avoue que ça t'enchantes cette autre petite journée ? Me demanda Lex, toujours à l'affut.
- Au contraire, merci la journée coltinée aux pré-pubères ! Je pouvez pas avoir mieux je crois !


___Je ris de bon c½ur avec Lex. Je vois que le groupe se rassemble, direction le restaurant maintenant. Les gens partent tour à tour, je reste en retrait. J'attends que tout le monde soit parti et me dirige vers mon sac, derrière le comptoir du bar. J'attrape ma petite glace, vérifie que mes pommettes soient toujours rouge de blush, que mon crayon noir n'est pas débordé et que mes cils soient toujours aussi bien courbés.

- Oui tu es belle.

___Je relève la tête surpris par ces paroles. Je vois Tom, appuyé contre l'encadrement de la porte. Je range délicatement ma glace de poche dans mon sac et relève la tête vers lui. L'esquisse d'un sourire se dessine sur mon visage.

- Ce n'est pas bien d'observer les gens, comme ça.
- Tu viens au restaurant hein ?
- Bah bien sûre, je vais pas vous abandonner comme ça.
- Je sais pas, tu pourrais avoir un rencart !
- Oh hé jeune homme, on se connaît pas, n'essaye même pas de tâter le terrain.
- Je tâte pas ! Je m'informe juste, j'aimerai bien avoir une aussi belle fille à mes côtés durant le repas, c'est tout.
- C'est quoi ces paroles de lover, arrêtes donc, avance tiens !


___Et c'est en riant que l'on se dirige vers les autres. Il a un putain de rentre dedans à deux balles celui là !


PDV Tom.


___Nous sommes toujours au restaurant, assis autour d'un table de 20 mètres, regroupant le personnel du journal et le groupe. Je suis assis à côté de la journaliste, elle est vraiment belle. Je connais même pas son prénom. Mais putain elle dégage la meuf.

- Tom, passes moi le sel, s'il te plaît. Dit elle, les yeux rivés vers son assiette.
- Toi c'est facile, tu connais mon prénom, et moi je connais rien.
- Blake, je m'appelle Blake.


___Putain même son prénom il envoie. Oh Tom, ressaisis toi là, elle est plus vieille, et elle n'a pas que ça a faire de capter quelque chose avec toi. Et puis merde, je veux garder ma liberté.

- Tiens ton sel.
- Merci beaucoup ! Hé merdeeeee !


___Je ris. Elle a fait tomber son verre d'eau sur la table. Je me lève pour attraper quelques serviettes et essuie, gentleman que je suis. Elle s'est écartée de la table, essayant tant bien que mal d'essuyer le peu d'eau qui est tombé sur elle. Je lève la tête et la regarde, attendrie par la finesse de ces gestes. Tom tu recommences, essuies et ferme là. Je vois Bill qui me regarde. Il a les grands yeux, sa main restant bloquée sur sa fourchette qui est elle même encore enfoncé dans ses frites. Il louche sur moi ou quoi là ? Allô la Terre Bill ! Il redresse ses yeux vers moi et me sourit, croyant surement que la connerie est de moi ...

- Tu veux de l'aide ? Proposais je à Blake, toujours en train d'essayer de minimiser les dégâts.
- Non merci ça va, je devrais réussir a le faire seule, je suis un boulet quand je veux !
- Oh t'inquiètes, Bill aussi a le don de toujours faire tout tomber !
- Serais ce des révélations ?
- Oups ! Je n'ai rien dis, je voudrais pas que mon frère est la réputation de boulet à travers Los Angeles !


___Un fou rire éclata. Elle se remit à mes côtés, et rapprocha sa chaise de la mienne, sûrement pour éviter de trop se mouiller avec la tâche d'eau. Me dire que le célibat me convient, c'est toujours la bonne solution. Mais quand un putain de canon est à vos côtés, la solution, elle n'existe pas ...


PDV Blake.


___Putain encore une fois où il faut que je me ramasse. J'en ai marre, faut toujours que ça soit moi qui fasse que des boulettes. Un coup c'est l'eau, l'autre le vin et après c'est quoi ? Tom est vraiment adorable, j'avais pensé qu'il n'aurait pas réagi, qu'il aurait esquissé un sourire, me laissant seule devant ma bêtise. A croire que j'ai faux sur toute la ligne avec lui.

___Il est 14h, la séance photo va bientôt commencer. Je suis dans mon bureau, retraçant les premières idées de l'interview sur mon mac. Mon bippeur sonne et mon portable se met à vibrer. Je le prends dans mes mains.

<< Je ne sais pas ce qui ne va pas entre nous Blake, j'ai peur. Je suis plus que désolé pour ce matin, jtm. >>

___Jtm ? C'est quoi ça ? Non mais il est sérieux, c'est ça pour lui une preuve d'amour ? Un putain de jtm. Ça veut rien dire, strictement rien. Non ça va Penn, effectivement tout va mal. C'est moi qui te le dis enculé, c'est bientôt la fin.

___Je retourne à mon travail et me dirige vers la salle photo shoot. Le photographe est là ainsi que les 4 acolytes. Ils rigolent entre eux. Je me dirige vers le photographe et lui explique le genre de cliché que je veux. On ne vend pas de poster, mais des belles photos qui attirent l'½il dans un magazine. Ne vous leurrez pas les filles, je sais que vous bavez sur les beaux mecs.


PDV Tom.


___La séance photo est enfin fini, on va pouvoir rentrer et dormir. Dormir, dormir c'est tout ce qui m'obsède. Et puis Blake un peu aussi, enfin elle m'intrigue quoi. Mais j'arrête je ne la reverrais jamais de toute façon. C'est toujours comme ça, quelqu'un entre dans votre vie et disparait à la minute qui suit. Il paraît que c'est cool la célébrité, il paraît..

- Hé Tom, t'aurai pas ton pull in de la dernière fois ? Me demande Georg, toujours au taquet celui là.
- Attends t'es pas en train de me demander que je te prête un de mes boxers là ?
- Bah si !
- Non mais je rêve, t'as besoin de moi même pour porter tes couilles ! C'est pas possible !
- Allé fais pas ton radin, je le kiffe ! Please !
- Je sais pas si je l'ai.
- Je sais que tu l'as !
- Bah prends le alors, ducon !
- Merci Tommy.
- Et ne m'appelles pas Tommy, tête de gland !


___Il sourit à ces dernières paroles et me suit dans ma chambre pour piquer mon boxer et repartir. Il claque la porte. Je me claque contre le lit. 17h, je m'en fou y'a pas moyen, je pionce.
Mon portable vibre, j'aperçois l'heure au réveil, 4h00. Qui est le connard qui me réveille à cette heure là ?

<< Dors bien, tête de gland, et cimer pour le boxer >>

___Nan mais alors lui je vais le tuer. Qu'est ce qu'il fou à 4 heure du matin debout, il a pété un câble ou quoi. Je me rendors, plus de force pour répondre. Demain c'est sa fête, c'est Tom Kaulitz qui le dit.



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# Posté le mardi 06 octobre 2009 12:15

Modifié le lundi 12 octobre 2009 08:41

Attrape ou fuis. ___ Kaptel four. ___ On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter. ___ Soul's escapin' through this hole's that is gaping ♥

Attrape ou fuis.  ___  Kaptel four.  ___ On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter. ___ Soul's escapin' through this hole's that is gaping ♥
PDV Tom.


___Je replonge illico la tête dans l'oreiller, le maudissant encore de nombreuses fois. Rien à faire, je ne peux plus dormir. Il va voir, je vais acheter un pistolet à eau exprès pour lui et il va mourir. Malgré tous mes rêves de vengeance, j'ai l'impression d'oublier de penser à quelque chose. Je me remémore l'interview d'hier. Comme lorsque Bill a formellement décrété qu'il n'avait pas de copine. Et Brenda, c'est une connaissance peut-être ? Quoique moi, je ne demanderais que ça. Qu'est-ce qu'il peut me saouler avec sa "connaissance" ! Je sais bien que personne ne doit savoir si Bill ou moi avons une petite amie, mais je n'aime pas mentir. Je suis devenu un très bon menteur à force d'exercice, mais ça me fatigue. Personne ne va suicider parce que j'ai une vie après la musique, faut arrêter la paranoïa !

___Soudain je me souviens à quoi je voulais penser, la journaliste. Blake. J'ai toujours aimé les prénoms américains. Même les plus laids deviennent beaux. Et le sien, il arrache ! Et dire que je ne vais jamais la revoir. Il ne faut pas penser à elle, c'est inutile. Je n'ai pas que ca à faire que de me morfondre à cause d'une journaliste à la noix qui va publier des mensonges sur nous. J'ai encore dû mal à croire que les gens puissent acheter ces torchons. Ils inventeraient n'importe quoi pour se faire de l'argent sur notre dos.

___Il est déjà 6heures. Pourquoi le temps ne passe-t-il pas aussi vite lorsque nous sommes en interview ? Je me lève, essayant d'éviter de voir trouble. Je n'ai jamais aimé le matin et je n'aimerai jamais. Je vais sûrement croiser Gustav qui reviendra de son jogging matinal. Encore quelqu'un que je ne comprends pas. La nuit,c 'est faire pour dormir. Certainement pas pour aller se fatiguer encore plus !


- Hey Gus ! Dis-je en le voyant manger son petit déjeuner dans sa chambre.
- Comment t'as eut le pass, toi ?
- On a tous le même, ducon.
- Ah.
- Bien dormi ?
- Nan pas trop.
- Ouais j'ai remarqué, t'es d'une humeur massacrante. Allez raconte tout à tonton Tom ! Souriais-je bêtement.



___
J'eus un coussin en pleine gueule pour réponse. Il est temps de changer de tactique. Paraître plus sérieux, parce qu'il a l'air vraiment préoccupé.

- Hey... Dis-je en m'asseyant sur le lit. Qu'est-ce qui te tracasse ?
- Elena, finit-il par avouer.


___Ah oui, son TOP SECRET. C'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur leur histoire foireuse. Il ne faut pas se méprendre, Bill, Georg et moi n'en savons pas plus que ça sur sa petite amie. Un prénom, c'est tout ce que nous avons réussi à lui faire décrocher. Nous en sommes même venus à nous demander si cette fameuse Elena était bien réelle.

- Vous vous êtes disputés ?
- Bah non !
- Alors ?
- Elle ne m'appelle pas.
- Depuis quand ?
- Hier soir.


___Ma tête de blasé à l'air de lui déplaire gentiment. Je rigole en lui ébouriffant les cheveux.

- Hier soir Gus ! C'est pas : depuis deux semaines !
- Oui, mais elle m'appelle tous les matins.
- Elle s'est peut-être rendormi. Tout le monde n'est pas comme toi, tu sais.
- Ouais, possible, fit-il moyennement convaincu.
- Ne te torture pas comme ça. Tu verras bien si elle répond ce soir.
- Je vais y penser toute la journée, je ne vais pas être sympa.
- Tant pis, on a l'habitude.


___Et re-coussin dans la gueule. Décidément, c'est mon jour.

- Hey mais au fait, y a un truc qui cloche aujourd'hui ! S'exclame-t-il.
- Quoi, quoi ?
- Tu es capable de dire plus de trois mots à la suite alors qu'il n'est même pas 14heures !


___Je ris malgré moi. Au moins, il n'a pas perdu son humour.

- Demande à Georg. Je vais tuer ce mec ! Il m'a envoyé un texto cette nuit, enfin, à 4HEURES DU MATIN !
- J'irai le remercier, rit-il.
- Vive la solidarité. Mais putain, il foutait quoi à cette heure là ?
- Comment tu veux que je le sache ? Je ne suis pas devin !
- Pas encore, riais-je.


___La porte s'ouvre alors brusquement. Gustav et moi sursautons en même temps en tournant la tête.

- Saluuuuut les mecs ! Nous dit Georg avec un énorme sourire.

___Je regarde Gustav, perplexe.

- Putain Georg, tu m'as réveillé sale con !
- Ah bon ? Mais il est quelle heure ?
- Il est... 6heures et demi.
- Sérieux ?
- Et t'as envoyé le texto à 4heures...
- Je ne suis pas désolé, rit-il.
- Connard !
- Mais tu faisais quoi à 4heures ? Intervint alors Gustav.
- Euh bah rien.
- Genre, allez crache le morceau.
- J'arrivais pas à dormir alors disons que... je suis allé en boîte.
- Quoi ? M'exclamais-je. Sans moi ?
- Oui Tom, je suis désolé !
- C'est fini entre nous, dis-je fermement.
- Mais... Tom, je suis vraiment vraiment vraiment désolé !
- N'insiste pas, tu m'as trahit !
- Je ne voulais pas, je t'assure... C'est juste que j'ai beaucoup de mal à accepter notre relation...


___Nous nous regardons un instant avant d'exploser de rire. Georg m'envoie des baisers dans l'air, Gustav est plié en deux. Bill ouvre la porte, la tête encore bien dans le cul et nous regarde avec un air d'autoroute.


- C'est quoi c'bordel ? Lâche-t-il.
- Ouuuh y a pas que toi qui es de mauvaise humeur, Gus, dis-je.
- T'es de mauvaise humeur ? Demande Georg.
- Voilà pourquoi je ne te dis jamais rien, me fit Gustav, blasé.
- Oups, souriais-je.



PDV Blake.


___Pour la première fois depuis longtemps, je souris au réveil. Non pas parce que Penn se trouve à mes côtés, non plus parce que Lex m'adore, mais parce que j'ai un travail formidable. Comment ais-je fait pour décrocher ce job déjà ? Peut importe, je suis heureuse.

- Eteins le réveil Blake, gémit Penn.
- Ouais ouais, dis-je dans la vague.
- Qu'est ce qui t'arrive putain ?
- J'aime bien la chanson qui passe.
- Moi pas, alors sois pas égoïste et éteins ce réveil !
- C'est MOI l'égoïste ?
- Bon allez moi je dégage, t'es vraiment trop chiante.


___Il se lève d'un coup et sort de la chambre en claquant la porte. Il a le don de me mettre de bonne humeur dès le matin, celui là, c'est fou. Mais déjà je repense à la semaine avant de les revoir, cette fois à New York. Sept jours qui vont me paraître terriblement longs. Ils sont tellement différents de ce que j'ai pu voir jusqu'à présent, le reste me semble superflu. Des looks originaux, très travaillés. Des visages d'un autres continent. S'ils ont tous la même bouille en Europe, je déménage illico !

___Je me lève même si je n'émerge pas avant une heure d'habitude. M'installant devant mon ordinateur, je cherche les chansons de tous les albums. Une grande question s'impose alors. Allemand ou anglais ? Selon les fans, l'anglais ne vaut rien. Mais j'ai bien envie de me faire ma propre opinion malgré tout. Je commence quand même par la langue que je n'ai encore jamais entendu de ma vie.

___Je ne peux pas débuter le deuxième album, il est temps de partir. Toute la journée, je ne fis que penser à ce que j'avais écouté et à ce que j'allais écouter en revenant à la maison. Lex me sentit tellement distraite qu'il renonça à essayer de me ramener sur Terre.

___En rentrant, je ne perdis pas une minute pour retrouver mon ordinateur. Je suis obligée de couper à la quatrième chanson car Penn a décidé de m'agacer, aujourd'hui. Je mets sur pause, histoire de pouvoir reprendre lorsqu'il aura fini son petit scandale.

- Tu fais quoi ?
- Je travaille, répondis-je, lasse.


___Ce qui n'est pas entièrement faux.


- Allez, arrête de travailler deux minutes.
- C'est vraiment urgent, désolé.


___Tu parles, j'ai encore plus de 6jours.

- Plus important que moi ?
- Ce n'est pas comparable, Penny.


___Non, effectivement. Tu n'arrives pas à la cheville de leur musique.

- C'est un surnom ridicule.
- Alors il te convient parfaitement.
- Sur quoi tu travailles ? Se reprit-il.
- Un nouveau groupe.
- Bon bah... Bonne soirée, je sors.
- Achète moi des clopes, tant que t'y es.


___Il hoche la tête et disparait. Je peux enfin reprendre là où j'en étais. Finalement ces quatre belles gueules ont peut-être un peu de talent...

___Ce n'est que le deuxième jour et je ne souris déjà plus. Dans quel état serais-je dans trois jours ? Au bord du suicide ? Mon Dieu, qu'est ce qui m'arrive ?
Lex m'a convoqué de force dans son bureau, jugeant le cas grave.


- Bon, qu'est ce qui cloche ? Encore ton abruti ?
- Il m'a encore trompée hier soir, inventais-je.


___Ce n'est sûrement pas si faux que ça, d'ailleurs. Je prends une mine déconfite et en arrache un mouchoir à la boîte sur le bureau. L'envie de rire me dévore mais je dois tenir bon.

- Tu m'exaspères Blake, mais vraiment ! Et pourtant peu de gens y arrivent.
- Toi aussi, tu me laisses tomber ?
- Mais bien sûr que non ! Seulement là, je pète un câble ! Cesse de tout exagérer, parce que c'est juste chiant.


___Choquée, je relève la tête en le dévisageant.

- Lex, tu vas bien ?
- Quoi ?
- Tu as dit "chiant" !
- Oui bon, désolé...
- S'il y a bien quelqu'un ici qui ne dit jamais un mot plus haut que l'autre, c'est bien toi !
- Tu as vu comment tu me rends ?
- Excuse moi Lex, je ne voulais pas que tu t'inquiètes...
- Je veux juste que tu le quittes.
- Je le ferais, sois-en sûr. Mais c'est trop tôt.
- Ce sera toujours trop tôt, je te connais.
- Allez Darling, ne sois pas rabat joie, dis-je en lui souriant.


___Il ne peut s'empêcher de rire et je me lève pour lui coller un baiser sur la joue avant de repartir travailler. En chemin, je croise ma boss. Elle passe sans me voir, elle ne voit jamais personne. Elle a la capacité de se couper du monde, comme si un voile invisible nous séparait d'elle.
Enfin, c'est peut-être justement pour cela qu'elle est boss.

___Lorsque je rentre à la maison, un café à la main et de l'allemand plein la tête, je ne vois même pas que je suis seule. C'est seulement au bout de deux bonnes heures que je me rends compte que quelque chose manque. Ou plutôt quelqu'un. Penn !

___Je lui téléphone, personne ne répond. Bon, s'il n'est toujours pas là ce soir, je commence à m'inquiéter. Il doit être en charmante compagnie, je ne voudrais quand même pas le déranger. Il m'en voudrait de lui avoir fait rater son coup. Enfin, ce serait un comble non ?


PDV Tom.


___Je me laisse écrouler sur le lit, complètement mort. J'ai déjà prévenu 20fois Georg de ne surtout pas m'envoyer de message, ou de m'appeler, ou simplement se souvenir que j'existe. Tu peux aller te recueillir sur la tombe de Jean-Jacques si tu veux mais moi, je ne suis pas là.

___Les autres journalistes d'ici n'ont décidément rien à voir avec elle. Je ne pus m'empêcher de tous les comparer. Pas seulement physiquement, même si quand même beaucoup je dois l'avouer, mais aussi à cette façon de nous mettre à l'aise. L'une des journalistes que nous avons vu aujourd'hui n'articulait pas deux mots sans se mettre à trembler sous la pression. "Elle est nouvelle" nous a dit d'un air las son collègue.


- Bonne nuit Tom, me dit Bill en passant la tête derrière la porte.
- Bonne nuit, mais par pitié, ne fais pas de bruit.
- Tu veux pas regarder un film avec moi ?
- Bill putain, je suis crevé.
- D'accord. Mais moi j'ai envie de regarder un film avec toi.
- Et si je m'endors pendant ? dis-je en cédant à moitié.
- Je te laisserais dormir, c'est promis.


___Je soupire et il sourit d'un air vainqueur en entrant. Il a déjà tout prévu, ayant pris son ordinateur avec lui. Il s'installe sur le lit, fier d'avoir gagné la bataille.


PDV Blake.


___Les jours ont passé bien lentement. Mais la mélancolie a laissé place à l'impatience. Je n'arrête pas de me répéter que ce sont des petits jeunes sans importance, des vrais gamins qui n'ont finalement que deux ans de moins, qui font de la musique pour minette... comme moi. Les boysband, ca n'avait jamais été mon truc. Backstreet boys, tout ça... Non merci. Et pourtant, ils sont différents.

___Il faut vraiment que j'arrête de penser à eux. Même si demain c'est le grand jour, demain c'est la date de mon ticket d'avion. Je vérifie une dernière fois mes notes, les questions que je dois poser, les commentaires que je tiens à leur faire parvenir. Cette semaine, je n'ai pas chômé. Le traducteur allemand ne m'a jamais été aussi utile !

___Je tente de m'endormir, même si je compte sur le trajet en avion pour rattraper mes heures de sommeil. J'écoute la respiration de Penn à mes côtés, agacée. Tout chez lui me dégoûte. Même lorsqu'il ne fait rien, même quand il ne dit rien, même quand il n'est pas là. Il trouve toujours le moyen de me mettre hors de moi. Je crois bien n'avoir jamais ris sincèrement avec lui. Peut-être au début, mais c'est déjà si lointain.

___Je finis par me lever pour aller regarder la télévision, et m'endors devant la série policière habituelle.


PDV Tom.


___Je pose enfin ma valise sur le parquet de la chambre d'hôtel. J'ai beau dormir, je suis mort. Je me laisse aller sur le lit qui me fait rebondir doucement. Je ne m'attarde même pas sur la vue spectaculaire que m'offre cette chambre sur New York. Je me fiche des taxis, je me fiche des hautes tours, je me fiche des panneaux publicitaires qui scintillent. Non là, j'espère juste entendre la mélodie du sommeil m'envahir.

___Mais la porte s'ouvre sur un Bill euphorique. Je plonge la tête dans l'oreiller en grommelant. Il saute sur le lit, il a dû faire le plein de caféine celui là. Mais je sais que 40 Red Bull me laisserait dans cet état comateux.

- Allez Tom, c'est New York !
- Laisse... moi...
- Non, non. Tu ne vas pas encore dormir !
- Pourquoi tu dis "encore" ? Tu ne me laisses jamais dormir !
- Bah si... quand je dors aussi, fit-il souriant, fier de sa blague.
- Trop drôle, ironisais-je.
- S'il te plait Tomi, on ne reste ici que deux semaines...
- Deux semaines ? Mais c'est largement suffisant ! Maintenant sors d'ici.
- Bon, je vais te chercher un café.
- NON !
- Avec deux sucres hein?
- DÉGAGE !
- Okay okay, je te prends du lait avec. Mais c'est bien parce que c'est toi.


___Il s'en va et je songe sérieusement à aller dormir dans la placard pour qu'il ne m'y trouve pas. Mais là encore, je suis trop fatigué pour mettre mon plan à exécution. Ca attendra demain...

___Il est 16heures et nous sommes seuls dans le restaurant, à dévorer des pâtes. Hum... pas très digne d'un gentleman mais mon estomac refuserait toutes autres sortes de nourriture. David nous explique de long en large le programme de cette semaine. Il a dû sentir que nous n'écoutions plus à partir de sa deuxième phrase, mais il a de l'espoir. Après tout il sert à ça, nous répéter à longueur de journées ce que nous devons faire. Et surtout comment le faire. Même si tu en veux au monde entier, même si tu es déprimé, même si tu es juste mal aujourd'hui, tu souris. Tu es de bonne humeur. Tu vas bien. Il n'y a pas d'autres alternatives.

- Bon les gars, vous m'écoutez deux secondes ? Vous branchez vos cerveaux un petit moment ?
- Moi je t'écoute, répond Bill le menton dans la main.
- On va commencer par le plus simple. Demain. Une journaliste va vous faire visiter la ville pour que vous ne soyez pas venus pour rien. Elle va sûrement vous poser des questions pour avoir de quoi écrire. N'oubliez pas de ne pas vous plaindre, d'être enthousiaste. Enfin, vous savez y faire maintenant.
- Ah, soufflais-je pour qu'il sente ne se sente pas trop seul.
- Vous passerez la semaine avec elle. Son journal va publier tout un documentaire sur vous, vos habitudes, vos ambitions. Le truc habituel quoi. Alors vous ne balancez pas tout et n'importe quoi. C'est pas l'Europe ici hein ! Si vous faîtes une boulette, personne ne vous la fera oublier. Il n'y a pas de deuxième chance.


___Qu'il finisse son discours, je vais vraiment lâcher prise. Il a vraiment une voix horrible, impossible de faire abstraction. Tais-toi David, il en va de ma survit et de ton salaire, du coup.

- Donc aujourd'hui je vous laisse retourner dans vos lits parce que je sais que je ne pourrais rien faire de vous, mais dès demain, c'est reparti. Allez c'est bon, let's go.


___Nous nous levons dans un brouhaha infernal et nous dirigeons vers l'ascenseur en silence. Comment fait David pour avoir toujours la pêche ? Il a un Red Bull intégré ou quoi ?
Ou c'est peut-être simplement parce qu'il ne fout rien de ses journées à part rester coller au téléphone. Après tout, on est là pour faire du fric. Ce serait criminel de ne pas en profiter.


PDV Blake.


___J'ai juste laissé un mot sur la table de la cuisine pour rappeler à Penn que je m'absente cette semaine. Il va sûrement crier de joie, il va enfin pouvoir ramener ses poufs à la maison. J'hésite à lui envoyer un message du style "bien arrivée" mais finis pas ranger mon portable. Je n'ai pas le temps pour ça. Eh oui Penn, excuse moi de ne pas glander toute la journée, à attendre un tournage qui n'arrivera jamais. Heureusement que tes parents sont là, tu serais misérable sans eux. Et Hop!, nous serions repartis pour une dispute. C'est tellement prévisible entre lui et moi. L'issue ne peut être qu'à cette image.

___Je flâne un peu dans les magasins pour trouver une tenue pour demain. Je n'en peux plus de voir toujours les mêmes fringues. Stop. Et puis New York est la ville idéale pour le shopping. Il y a des magasins partout, c'est le paradis sur terre. Et puis nous sommes en pleine semaine, il y a moins de monde qu'un weekend.

___Lex m'a appelé avant que j'embarque. Il m'a signalé une énième fois quel effet bénéfique cette semaine aura sur moi. Selon lui, je vais enfin pouvoir réfléchir à mon histoire avec Penn, prendre du recul sur ce que je veux faire de ma vie, trouver quelqu'un qui me convienne. Comme si New York pouvait me changer. Je sais bien qu'en revenant, je n'aurais pas d'un seul coup envie de tout autre chose.

___Cependant j'ai plus que hâte de revoir les garçons. Encore quelques heures à attendre et leurs jolis minois me souriront. Une petite lumière dans ma vie vient de s'allumer, et elle porte leurs noms. Je sais que c'est éphémère. Mais les choses courtes sont sûrement les meilleures, non ? Si cela devait durer, je n'y prendrais peut-être pas autant goût. Ils sont comme un coucher de soleil. De simples humains comme vous et moi, mais avec quelque chose en plus. Une attitude, un look, une démarche.

___Demain me semble loin..



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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 05:46

Modifié le lundi 26 octobre 2009 16:17